Chronique alexandrine

Chronique alexandrine 2 : La misère du besoin

Je vous livre dans « Chronique alexandrine », les tribulations de Patou*, un jeune béninois vivant à Alexandrie. Par ses pérégrinations, je vous fais découvrir la vie en Egypte. Vous allez aimer lire la première chronique : Partir ou rester .

En venant en Egypte Patou, le jeune étudiant béninois, a bu quelques conseils de ses aînés et de ses parents. Sa mère lui disait surtout : « tu vas là-bas pour étudier…attention aux filles ! Tu sais, tu es l’espoir de la famille et tu n’as pas droit à l’erreur. Fais attention à toi et concentre-toi sur tes objectifs ». Et sourire aux lèvres, son « oui » était presque automatique. Un « oui » hypocrite ou naïf ? C’est comme si maman ignorait totalement que Patou, entre ses cours et ses devoirs, devrait aussi se récréer, se récréer l’esprit, se récréer le corps, profondément et intimement. Elle avait oublié que les pauses café et les escales shisha ne feraient que “coefficier” sa faim des rondeurs ou sa soif des sveltesses.