Dealer d’émotions

Ils ont des menottes, un canon, une gâchette, et des cartouches,
Créateurs, vous avez des pinceaux, des couleurs gaies, une toile,
Des mots, ô poète, qui distillent nos maux, telle une fumée de bois,
Vous avez des caisses qui résonnent loin dans le futur,
Qui bercent l’enfant dans les entrailles de sa mère,
De l’argile pour immortaliser le mortel,
Vous avez entre vos doigts, la joie de nos coeurs,

Chronique alexandrine 2 : La misère du besoin

Je vous livre dans « Chronique alexandrine », les tribulations de Patou*, un jeune béninois vivant à Alexandrie. Par ses pérégrinations, je vous fais découvrir la vie en Egypte. Vous allez aimer lire la première chronique : Partir ou rester .

En venant en Egypte Patou, le jeune étudiant béninois, a bu quelques conseils de ses aînés et de ses parents. Sa mère lui disait surtout : « tu vas là-bas pour étudier…attention aux filles ! Tu sais, tu es l’espoir de la famille et tu n’as pas droit à l’erreur. Fais attention à toi et concentre-toi sur tes objectifs ». Et sourire aux lèvres, son « oui » était presque automatique. Un « oui » hypocrite ou naïf ? C’est comme si maman ignorait totalement que Patou, entre ses cours et ses devoirs, devrait aussi se récréer, se récréer l’esprit, se récréer le corps, profondément et intimement. Elle avait oublié que les pauses café et les escales shisha ne feraient que “coefficier” sa faim des rondeurs ou sa soif des sveltesses. 

Nagui, je t’invite en vacances au Bénin !

Très cher Nagui,

Je t’écris depuis Alexandrie. Te souviens-tu, cette belle ville où tu as poussé tes premiers cris ? Tu es peut être surpris que, depuis mon petit coin, je te donne de mes nouvelles. Tu n’en as sans doute pas besoin. J’aime bien ton émission  et la façon dont tu l’animes. Il y a peu d’animateurs qui ont ton talent et ton humour. Mais, mon souci, c’est que je n’aime pas toutes tes blagues. C’est vrai que ça ne regarde que moi, parce qu’il y a des millions de spectateurs qui, tous travaux cessants, viennent te suivre.

L’aventure continue, toujours plus belle

Il y a quelques douze mois maintenant, quand a commencé mon aventure avec Mondoblog, j’étais loin de m’imaginer combien belle elle sera. L’annonce de la sélection faite, il fallait créer son blog. Le plus important, c’était le choix du nom du blog et de son adresse. Pour le nom, j’ai pensé à des noms basiques ou encore des noms beaucoup plus sérieux. En faisant un tour sur la plateforme de Mondoblog, j’ai vu que ceux qui étaient n’ont pas taris d’imagination. Que faut-il dire pour sortir de la masse ? Je ne voulais pas un nom avec une connotation « Bénin » ou « Afrique ». Je ne voulais pas parlé que de l’Afrique. Je voulais dire mes émotions, mes étonnements de tous les jours. En quelque sorte, donner Les news de mon coin. Cette phrase, qui s’est imposée à mon moi me paraissait un peu longue pour être un nom. Cela dit, je me suis arrêté là et j’ai décidé d’appeler mon blog ainsi. La réflexion fut plus courte pour l’adresse, même si elle n’a pas été sans hésitation. Faire de mon patronyme Tessy une composante de mon adresse, était pour moi quelque chose de court et naturelle. Et de là, les bonnes choses ont commencé.

Un jeune, une vie, des livres !

Il y a ces moments où, on pense que notre vie n’aurait pas été la même si on n’a pas lu, relu, dévoré ces pages magiques ou même inhalé l’encre noire qui coule pile poil sur ces bouts de feuilles, dont seuls écrivains et éditeurs connaissent le secret. Il y a eu dans ces vingtaines, voire centaines de pages, des mots qui ont coloré notre émotion et enrichi notre savoir. Dans ces contes de fées aux sublimes épopées, le rêve était permis. Puis, Tintin et ses aventures aidants, on découvre la vie autrement. J’occulte volontiers, le meilleur des mondes possibles en amour dans les harlequins et les supers hommes des romans policiers. Et l’âge aidant, les récits lus ou à lire ne sont plus pareils. Mais il y en a qui, forcément, du haut de nos âges, ont transformé ne serait-ce qu’une seule de nos soirées en lune de miel.

Les témoignages de lectures qui suivent appartiennent à des jeunes des quatre coins du monde, métaphore de la diversité culturelle dans le livre, la bibliodiversité, célébrée chaque 21 septembre.

Paris vs Alexandrie. 3 : preuve d’amour en public…

Quand on vit à Alexandrie, même sensibilisé, on n’a qu’une petite idée des effusions d’amour en public. Evidemment, il serait exagéré de dire qu’elles n’existent pas. Bien sûr, l’Alexandrin a un cœur qui peut battre pour l’être aimé, comme partout ailleurs. Mais où les jeunes peuvent-ils exprimer ce désir de l’autre et à quel degré ? A Paris, l’amour n’a pas de lieux…

Paris VS Alexandrie. 2 : baptême de fer

Dans la ville d’Alexandrie en Egypte, les minibus assurent la majeure partie du transport des habitants. Ces véhicules jouent un rôle essentiel dans la vie des Alexandrins. Comme le métro pour les Cairois ou pour les Parisiens, ou encore les taxi-moto pour les Cotonois. Certes, les expériences sont diverses pour les usagers parfois anecdotiques, mais les acteurs des transports ont les mêmes importances sociales dans nos sociétés du Nord ou du Sud.